L’Egide et l’AFERTES proposent, dans le cadre du séminaire "Genres, sexualités et Travail Social", une conférence sur le thème :
"De l’éducation (spécialisée) à la sexualité (spécialisée ?) - et retour"
mardi 21 février de 18h à 20h
à l’Office Culturel,
61 Grand Place, à Arras
tél : 03-21-15-09-19
Cette conférence est organisée par la filière « Education Spécialisée » de l’AFERTES (5 rue Paul Périn 62000 Arras), dans le cadre du séminaire « Genres, sexualités et Travail Social ».
Notre « savoir » sexuel, d’où le tenons-nous ?
De nos familles ( ?!), de l’école ( ?), de l’amour ( !), de nos expériences (…), des phantasmes, des livres, des images, du « hasard » des rencontres ?
Autant dire, le plus souvent, de « pas grand chose » d’explicite, fait de bric(olage) et de broc, empirique, aléatoire. Avec aussi souvent, bien des risques, des malentendus, des déconvenues dans le passage à la « réalité »…
Pourtant du savoir sexuel, il n’en manque apparemment pas ! Mais entre la médicalisation, la sexologisation, la psychologisation, la psychanalysation, la sociologisation, voire la médiatisation du sexuel, cette « volonté de savoir », comme le montre Michel Foucault, est très souvent guettée par une volonté de pouvoir, soucieuse d’affirmer la frontière entre les « bonnes pratiques » et les « mauvaises pratiques », frontière sous tendue par des conceptions inévitablement normatives, “biopolitiques”...
Et entre ce savoir (parfois) éducatif, et (rarement) excitant, d’un côté, et de l’autre côté la pornographisation du sexuel (parfois) excitante et (rarement) éducative, chacun se retrouve à se débrouiller comme il peut.
Le sexuel, est-ce que cela s’enseigne, s’éduque, se transmet ?
Question qui devient centrale à l’époque actuelle, de pornopharmacologisation » comme dit Beatriz Preciado, où se débrouiller seul, c’est risquer d’être vite déboussolé…
C’est un risque personnel pour chacun, et, pour les professionnels du secteur sanitaire, social, éducatif, pédagogique, l’absence de savoir sexuel, ou un savoir aussi « bricolé », morcelé et « idiot » (au sens de non partageable), c’est un risque qui pourrait devenir une faute, ou en tous cas un facteur de symptômes aussi bien pour le professionnel que pour « l’usager ».
Alors comment faire ?
Nous proposons de nous y prendre autrement :
Nous avons demandé à
Marianne Chargois, actrice, travailleuse du sexe, assistante sexuelle pour personnes dépendantes ;
Ovidie, réalisatrice, auteure de « Porno Manifesto », directrice des programmes de Frenchlover TV ;
Philippe Toffin, personne handicapée motrice qui accepte d’exposer par où il faut parfois passer pour accéder à une vie sexuelle,
de venir nous parler, depuis leurs expériences et leurs réflexions, de la manière d’ aller de l’éducation à la sexualité, et aussi d‘y retourner…
On les écoutera, on en discutera, et on verra… :
Cette rencontre est organisée avec le soutien de L’Egide, maison régionale des associations LGBT, de J’en suis J’y Reste (LGBTIQ Lille et Arras), de Colères du Présent,
Et avec la présence de Vincent Guillot (Organisation Internationale des Intersexes), Karine Espineira et Maud Thomas, (association « Sans Contrefaçon »), Tom Reucher (psychologue clinicien), Alex Schuller (Shoushou Club) etc... L’Egide sera représentée lors de cette conférence.
Entrée Libre et Gratuite pour les étudiants de l’Afertes,
Entrée libre et participation libre aux frais pour les autres personnes.
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