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La supercherie de la dépsychiatrisation
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Conséquences sur la prise en charge des personnes trans
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Le 8 février, le gouvernement a publié un décret afin de déclassifier la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée (ALD 23). Ce décret faisait suite à une annonce tonitruante de madame Roselyne Bachelot de dépsychiatriser les personnes transsexuelles en France. Mais qu’en est-il réellement ?
Pour répondre à cette question, il faut déjà se mettre d’accord sur le sens que l’on met derrière le verbe « dépsychiatriser ». Dans notre esprit, « dépsychiatriser » veut dire, ne plus avoir à faire à des psychiatres et là le compte n’y est absolument pas ! En effet, 10 jours plus tard, le 18 février, la Haute Autorité de Santé publiait ses préconisations pour la prise en charge médicale du transsexualisme en France (le rapport : ici). Dans ce rapport de 223 pages, il n’est plus question de dépsychiatrisation mais au contraire la HAS fait la part belle à des équipes de référence multidisciplinaires centralisées et où la psychiatrie devient un élément prépondérant de ce que la HAS nomme le parcours de soins. Enfin le 27 avril dernier, pour répondre au rapport très psychiatrisant de la HAS, le ministère vient d’annoncer aux associations sa volonté de créer un réseau de centres de référence et la mise en place d’un plan national de diagnostic et de soin d’ici deux ans. On est donc très loin de la dépsychiatrisation annoncée par Roselyne Bachelot. Alors c’est quoi cette annonce de Roselyne Bachelot ?
Les personnes transsexuelles peuvent (pouvaient ?) bénéficier d’une prise en charge à 100% de leurs frais médicaux dans le cadre des Affections Longue Durée (ALD). L’ALD des trans était classée dans la 23eme catégorie, c’est-à-dire la catégorie des affections psychiatriques. Désormais l’ALD pour les trans est dite « hors liste ». Quelles seront les conséquences sur la prise en charge des personnes trans ? Quelles seront les conditions pour bénéficier de cette ALD « hors liste » ?
C’est pour répondre à ces questions que les associations Trans Aide Nord, David et Jonathan Lille et L’Egide vous invitent à une table ronde, le :
vendredi 14 mai à 20h00
à
L’Egide 202 rue nationale (entrée rue Colson) à Lille.
Afin d’apporter un éclairage objectif sur ces questions, nous viendrons avec le texte du décret du 8 février, le rapport de la Haute Autorité de Santé du 18 février et avec une circulaire de mise en application et à destination des caisses primaires d’assurance maladie datant du 22 février.
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